29.07.2008

4ème licence : l'Etat juge et partie via France Telecom

C'est toujours pratique d'être à la fois juge et partie de la même affaire, sauf pour nous, utilisateurs, consommateurs et clients. Toujours scandalisé par la lenteur à laquelle l'attribution de la 4ème licence se déroule (et encore, rien n'est sûr), revenons sur le cas d'Orange. Orange, filiale de France Telecom (dont on oublie peu à peu le nom, et le rattachement historique à l'Etat) et qui participe donc à la cagnotte des 5 milliards d'euros que l'Etat récolte (en 2008) sous formes de dividende.

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Et sur ces 5 milliards, France Telecom compte pour un peu moins d'un milliard... autant dire que l'Etat, en bon gestionnaire comme en actionnaire, d'ailleurs, a tout intérêt à sauver sa poule aux oeufs d'or, et continuer à faire payer le prix d'une totale absence de concurrence dans le secteur aux abonnés, qui sont parfois AUSSI des votants... faut croire que ça n'est plus l'essentiel. même avec Mr. "Pouvoir d'achat" élu ! D'autant que certaines rumeurs font état d'une "donation exceptionnelle" de France Telecom à l'Etat pour lui remplir un peu les poches... et que cette donation avoisinnerait les 5 milliards. gloups.

Le PDG de France Telecom, Didier Lombard, est évidemment nommé par un conseil d'administration tout acquis à l'Etat, qui possède un gros quart de l'entreprise, aux côtés... des salariés (3%). Vous en connaissez beaucoup, des entreprises qui attirent vers elle la concurrence et les risques que cela inclut en terme de compétition et de parts de marché ?

Je vous laisse juge de la situation, mais entre Bouygues qui fait presque partie de la famille de Sarkozy, Orange qui est une belle vache à lait pour l'Etat, euh, ça nous fait déjà 2 jolies forces d'opposition à l'attribution d'une éventuelle 4e licence. Allez, on garde quand même le sourire, la crise économique et les fessées de Bruxelles pourraient bien réussir à défiger le paysage actuel des télécoms.

07.07.2008

SFR serait prêt à monter au filet pour contrer l'attribution d'une 4ème licence

Dans la série "pourquoi les historiques ne se bougeront pas", un rappel instructif du côté de SFR, lui aussi prêt à tout faire pour entraver un appel d'offre aux conséquences très importantes pour pas mal d'acteurs, de l'Etat (+2 milliards d'euros à prévoir) aux consommateurs (qui économiseront 200 euros par an sur les forfaits selon le candidat le plus capable, Free), et pour les opérateurs historiques évidemment (eux, c'est pour des pertes, à priori)

monopole-oligopole.gifC'est dans une interview accordée à Reuters que Jean-Bernard Lévy, président du directoire de Vivendi (maison-mère de SFR, mais aussi de Canal+) à déclaré que la France n'avait pas besoin d'un quatrième opérateur mobile. "Il est certain que nous examinerions très attentivement la situation d'un point de vue juridique", a-t-il déclaré. "Nous n'avons pas tranché la question de savoir si nous engagerions une action en justice".

Voilà qui douche certains enthousiasmes, surtout que pour rappel, Canal+, donc du même groupe que SFR, avait employé les mêmes obstructions de type juridique pour l'appel d'offre des droits de retransmissions du championnat de la Ligue 1, avec un premier succès : l'appel d'offre avait été reporté, douchant les envies des nouveaux "petits" entrants (type M6, Numéricable), mais dans un second temps, s'était fait tout de même bien bousculé par... Orange.

Monopoliste un jour...